Talking all that jazz
Marc-André Ménard
Stratège Média, Touché!phd
Nous sommes à 24 heures d’une grande révolution. Alain Simard aimerait sûrement que je parle de son FIJM (que je vous invite à consulter en ligne au http://www.montrealjazzfest.com/Fijm2007/splash.aspx, belle programmation cette année). Mais non, je continue notre exploration d’Apple. Un beau thème pour le mois de juin.
Le iPhone sortira en magasins chez nos cousins demain, vendredi le 29 juin. Chanceux sont ceux qui pourront s’offrir ce gadget pour la modique somme de $500US et qui pourront le manipuler tout le week-end, à leur guise. Mais comme on le sait tous, cet outil ne sera accessible au Canada que… plus tard.
Pourquoi tant d’excitation pour un produit si mystique? La réponse dort probablement quelque part dans le didactitiel de 20 minutes qu’Apple a installé sur son site Web plus tôt cette semaine (www.apple.com).
Impossible de ne pas vouloir sauter sur un de ces rares objets de désir après le visionnement. Outre notre besoin ardent de perdre du temps à ‘flipper’ des photos et à configurer un tel outil pendant des mois, il est important de comprendre que le iPhone va très probablement révolutionner l’industrie du téléphone mobile dans toute sa grâce. Compresser l’ensemble de notre utilisation des technologies modernes en un seul morceau relève non seulement d’une audace qu’on aime, ça répond aussi à une logique qui me paraissait prévisible depuis au moins quatre ans. Mon sac de travail contient présentement trois gadgets électroniques, et trop de sacres ont été émis suite à des faux mouvements de mes fils. Il était temps que justice se fasse.
Il est clair que le iPod a changé notre façon de consommer la musique. Il a obligé l’industrie musicale à revoir ses méthodes de vente. Il a permis de faire évoluer le média radiophonique sous une forme Podcast qui occupe maintenant de précieuses minutes pour des milliers de travailleurs en transports en commun (entre autre). Son prix varie de $89 à près de celui du iPhone. Surtout, il a permis à la marque Apple de revivre. Côté innovation technologique, difficile de faire mieux.
Mais son nouveau petit frère va-t-il véritablement relever le défi? Nombre d’experts croient en fait que si deux fonctions-clé ne livrent pas la marchandise (soir l’effet ‘touch screen’ et la boîte vocale visuelle), l’expérience iPhone sera décevante et les ventes aussi (à l’image du Apple TV, finalement). Mais comme nous nous devons d’être patients, les chances que certains défauts soient corrigés avant l’entrée en sol canadien sont assez grandes. Un bien pour un mal, finalement.
Déjà, il paraît évident que l’intégration commerciale jouera un rôle important dans le déploiement de cet outil et les annonceurs qui sauront faire preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité seront plus que récompensés par ce geste. La course est lancée : qui saura le mieux/plus rapidement comprendre le nouveau comportement des consommateurs et leur état d’esprit à travers le iPhone?
En terminant, quelques faits pertinents à garder en tête lors de la sortie des critiques demain:
- les premiers acheteurs du célèbre Treo avaient attendus plus de trois semaines avant de recevoir leur téléphone;
- le premier modèle du Razr émettait un son si faible de son combiné qu’à l’extérieur, nul ne pouvait avoir de conversation téléphonique;
- la première génération d’iPod possédait une pile qui durait en moyenne deux heures avant d’être déchargées complètement;
- le premier BlackBerry était tellement laid que tous se cachaient pour prendre leurs courriels à distance de peur de briser leur ’style factor’. (Aujourd’hui, c’est à peine si une minute peut passer avant qu’un ami ne sorte son téléphone pour apprendre qu’un document qu’il ne peut ouvrir à distance est arrivé dans son Inbox et qu’il me fasse sentir 1998 avec mon Sony Ericsson qui ne peut enregistrer dans sa mémoire que 60 chansons en MP3.)
La vengeance sera douce : j’ai mon nom sur une base de données qui, le moment venu, fera de moi un des premiers utilisateurs canadiens du iPhone. (Je suis patient.)
Posted in Général |

July 1st, 2007 at 9:35 am
Pourquoi je ne suis pas aussi enthousiaste face au iPhone???
Après seulement quelques heures, les critiques sont déjà sévères:
1) Comment justifier le prix si élevé alors q’un Treo coûte 200$ (lorsque financé avec contrat de 3 ans);
2) La combinaison avec le iPod limitée à seulement 4G fait en sorte que cet élément est secondaire et qu’avant tout, c’est un téléphone et un agenda - il n’y a pas de fente d’expension;
3) Le clavier virtuel connaît des ratés - il y a déjà une mise à jour du logiciel de prévue;
4) Comment une compagnie innovatrice comme Apple a pu s’associer à AT&T la pire entreprise de téléphonie aux USA?
Pour cet été, je vais investrir dans un iPod Shuffle pour aller courir à l’extérieur… et attendre le fameux iPhone avec 80G…