Retour sur la dernière saison télé au Québec 0
Jean-Charles Rocha
V-P Directeur Média, Touché!phd
Voilà que les émissions régulières et les gros canons prennent une pause pour la saison estivale. La dernière saison aura connu des rebondissements intéressants alors que plusieurs nouveautés n’ont pas fait le poids face aux attentes. Comment exliquer que les Invincibles n’aient pas atteint un rythme de croisière dans ses auditoires ce printemps et que des émissions de qualité et contemporaines comme La Galère n’aient pas suscité l’intérêt souhaité? La réponse : la télé du réconfort.
Le phénomène du Banquier (plus de 2 millions de personnes en moyenne par émission) est l’exemple concret de notre désir de divertissement avec peu d’implication. C’est pas compliqué à suivre et c’est enrobé d’un positivisme extrême. Après tout, notre hiver fut très long et le téléspectateur avait besoin de ce genre d’émission. Difficile de s’identifier à 4 personnages en détresse qui recherchent la solution idéale à leur vie – pitoyable dans certains cas – alors qu’une autre émission offre de généreuses sommes d’argent.
Hypothèse
Peut-être que nos réseaux devraient opter pour des émissions plus dramatique à l’automne et pour des émissions plus légères et divertissantes à l’hiver et au printemps… La télévision des grands rendez-vous existe encore au Québec et fait l’envie de nos amis du reste du Canada. À elle seule, la soirée du dimanche soir (Tout le Monde en Parle en tête) offre une portée de près de 50% des gens qui regardent hebdomadairement la télévision. Que faire un dimanche soir pluvieux ou froid avant le retour au travail? Relaxer et se divertir devant notre téléviseur. Seul hic, il n’y a que quelques heures le dimanche soir avant le lundi matin.

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